Contribuer au graphe

Cette page vaut pour les curateurs de confiance, qui modifient directement, et pour les contributeurs, dont chaque geste devient une proposition relue par un curateur (un bandeau le rappelle dans le panneau ; voir Vos propositions). Un lecteur ne voit pas ces commandes.

Chaque modification relance le calcul des verdicts, et entre au journal.

Où l'on modifie

  • Pour une thèse nouvelle avec ses arguments et ses sources, Composer une thèse (liste des thèses, accueil du Référentiel) ouvre le compositeur ; depuis une thèse, des arguments et leurs sources… l'ouvre pour l'étoffer.
  • Dans une liste, Créer (pour une thèse : thèse seule) ouvre le panneau de création à droite.
  • Dans une fiche, ✎ ouvre le panneau de modification ; sur la page d'un élément, la colonne Modifier montre la même chose.
  • Depuis la fiche d'une thèse, Ajouter : un argument pour / un argument contre crée l'argument avec son lien déjà posé.

Composer une thèse d'un seul geste

Le compositeur réunit sur une page ce qui demanderait sinon plusieurs allers-retours : la thèse, ses arguments, ce qui les fonde et leurs sources. Rien n'est créé avant l'envoi, et tout l'est ensemble : si quelque chose est refusé, rien n'est écrit, et le message dit où (« argument 2, prémisse 1, source 1 : … »). Pour un contributeur, le tout fait une seule proposition. Le brouillon reste dans votre navigateur tant qu'il n'est pas envoyé.

  1. La thèse : écrivez-la (Déjà dans le graphe ? montre les plus proches), ou choisissez une thèse du graphe pour l'étoffer.
  2. Les arguments : chacun est pour, contre, ou nuance (ni pour ni contre : il la rend moins sûre ou moins générale ; une nuance conclut sa réserve, qu'on écrit). L'intitulé est facultatif ; le schéma dit la forme de l'argument (un expert, un témoin, une cause, une analogie… ; « sans schéma particulier » par défaut).
  3. Ce qui les fonde : une preuve (un fait, et ses sources), une thèse nouvelle, ou un élément déjà dans le graphe.
  4. Les sources d'une preuve : une source nouvelle, une source déjà dans le graphe, ou la même que plus haut (un rapport qui établit plusieurs faits). Chacune dit si elle affirme, conteste ou nuance la preuve.

Pour une source nouvelle, collez sa référence (un DOI comme 10.1038/…, ou une adresse web) puis Compléter d'après la référence : le titre, le type, la date, la revue ou le site et les auteurs se remplissent d'après Crossref ou la page elle-même — à vérifier ; rien n'est inventé, et ce que l'index ne dit pas reste vide. Si la même référence est déjà dans le graphe, l'outil le dit : reprendre celle-ci évite un doublon. Une organisation ou une personne au nom proche d'une existante se propose d'abord (c'est « … ») ; une organisation déjà évaluée propose sa fiabilité (prendre 85 — celle de l'organisation), que vous restez libre d'ajuster.

Composer une thèse : la thèse, un argument, sa preuve et sa source

En bas, le bilan dit ce qui sera créé, ce qui reste à compléter (l'envoi attend), et ce qui ne pèsera rien (un argument sans prémisse, une preuve sans source).

Étoffer une thèse qui existe déjà passe par le même compositeur : depuis la thèse (sa page, sa fiche ou son panneau), + un argument pour, + un argument contre ou + une nuance l'ouvre, le premier argument prêt dans le bon sens. Déjà au graphe rappelle ce que la thèse a (ses arguments pour, contre, et ce qui la nuance), pour ne pas réécrire ce qui existe.

Créer une thèse ou une valeur

Écrivez le texte : pendant la saisie, Déjà dans le graphe ? montre les éléments les plus proches — par le sens si le service est configuré, sinon par les mots. Presque identique signale un quasi-doublon. C'est une information, pas un refus : à vous de juger.

Créer une thèse : « Déjà dans le graphe ? »

De même, partout où l'on désigne un élément en tapant son texte (une prémisse, une thèse à débattre, une position), une phrase entière fait apparaître, après ce que trouvent les mots, quelques éléments proches par le sens, marqués comme tels : ils sont à juger, ce ne sont pas des correspondances.

Une thèse, une affirmation

Formulez une thèse comme une affirmation vérifiable, sans « et » qui en cacherait deux. Une autre façon de dire la même chose s'ajoute comme reformulation, pas comme une thèse de plus.

Une thèse et sa négation (« Il est faux que : … ») se relient par le lien « sa négation ». Une thèse peut devenir une valeur, et inversement (« En faire une valeur »), si rien ne s'y oppose.

Créer un argument

Pour une thèse, un argument se crée dans le compositeur (ci-dessus), avec ses prémisses et leurs sources d'un seul geste. Le panneau sert à modifier un argument existant, et à créer un argument contre une valeur (qu'on ne compose pas) ou une objection à un argument.

Un argument conclut toujours une thèse : c'est le lien requis. Donnez-lui un intitulé court (« le bilan électrique »), son schéma d'argumentation (dans une liste : argument d'autorité, par le témoignage, de la cause à l'effet, par les conséquences, par analogie…), puis ses prémisses.

Un argument contre une thèse conclut sa négation : l'outil la reprend si elle existe, et l'écrit sinon. Contre une valeur, l'argument la sape.

Les prémisses d'un argument

Dans la colonne Modifier d'un argument, la section Prémisses montre son arbre et le lit en formule (« Se lit : A ET NON B ET C »).

L'arbre des prémisses d'un argument

  • + prémisse ajoute une thèse, une valeur ou une preuve existante — ou une thèse écrite sur place.
  • Cochez plusieurs prémisses d'un même niveau pour les regrouper en ET ou en OU ; un groupe se dégroupe.
  • NON met une prémisse sous négation (elle doit être fausse).
  • ↑ ↓ changent l'ordre ; ✕ retire.

Un groupe partagé par plusieurs arguments se modifie partout : un avertissement le rappelle.

Une preuve et sa source

Une preuve est un fait, avancé par une ou plusieurs sources. Liez-la à sa source (lien « une source ») en disant si la source l'affirme, la conteste ou la nuance (elle ne la confirme qu'en partie), et où elle s'y lit :

  • des pages (« 22-23 ») ;
  • un moment d'une vidéo (« 2:33 → 3:11 ») ;
  • une section (« § 4 »).

Ce que la source est se décrit dans sa modification : type, référence (URL, DOI), support, format, date de publication, date des données (un rapport de 2024 peut porter sur 2021), date de consultation (une page web change), copie archivée, l'organisation qui la publie et les personnes qui la signent.

Ne jamais inventer

N'ajoutez pas de référence, de chiffre ou d'URL que vous n'avez pas vérifiés. Une référence non vérifiée se signale « à vérifier » dans le commentaire de la source.

La fiabilité d'une source

La fiabilité se saisit directement (colonne Modifier, avec sa certitude), ou mieux, se calcule par la grille de la page de la source : les critères de la méthode propre à son type.

La grille de fiabilité d'une source

  1. Réglez chaque critère : la ligne La grille donne se met à jour, sans rien enregistrer.
  2. Situez le score avec les étalons de la méthode (« Rapport d'agence statistique nationale, récent : 85 % »).
  3. Dites votre certitude (ou laissez-la non précisée), puis Retenir ce score.

L'origine du score reste affichée : la grille, une saisie directe, une contestation tranchée. Une grille jamais remplie le dit : ce qu'elle donne alors ne dit rien de la source.

Deux sources qui ne sont pas indépendantes

Deux études qui exploitent les mêmes données, suivent la même méthode (et ses biais), ou rapportent la même étude ne sont pas deux témoins indépendants. Dans le panneau d'une source, ajouter… → une source dont elle n'est pas indépendante : choisissez l'autre source, pourquoi, et le niveau de corrélation (25 : faible, 50 : moyenne, 75 : forte, 100 : elles ne comptent que pour une). Une note peut dire ce qu'elles partagent. Déclarée à nouveau, la dépendance est modifiée ; elle se retire comme tout lien, et se lit sur la fiche des deux sources (Pas indépendante de). Son niveau se conteste comme une fiabilité, depuis l'une ou l'autre source (c'est le même fil) ; tranché à 0, les deux sources sont dites indépendantes et la dépendance est retirée. Le graphe global peut la montrer en pointillés.

Le calcul en tient compte : quand ces sources appuient la même preuve, leur accord pèse moins. Avoir les mêmes auteurs ou la même organisation ne suffit pas à déclarer une dépendance (une équipe publie des études indépendantes) : c'est à vous d'en juger, pièces en main.

Les personnes et les organisations

Référentiel → Organisations et Personnes : créez-les comme tout élément. Une organisation a un genre (revue scientifique, institut statistique, média, parti politique, syndicat, groupe d'intérêt, ONG…) ; une personne, une catégorie (chercheuse, journaliste, responsable politique…) et une fonction (« députée de la Gironde, 2017-2022 »).

Dans leur modification, ajoutez :

  • une appartenance (personne → organisation, avec son rôle : membre, direction, élue sous son étiquette, porte-parole, lien d'intérêt) ;
  • un lien entre organisations (appartient à, sous la tutelle de, financée notamment par) ;
  • une prise de position sur une thèse ou une valeur, avec sa posture.

Des personnes publiques, et des faits vérifiables

N'y inscrivez que des personnes qui s'expriment publiquement, pour ce qu'elles ont dit publiquement. Une thèse sur une personne ou une organisation se prouve comme les autres : par des sources.

Une prise de position

Référentiel → Prises de position → Créer (ou le lien « une prise de position » depuis une thèse, une personne, une organisation) : choisissez qui s'exprime, sur quoi, et la posture (soutient, conteste, nuance). Précisez ensuite, dans sa modification :

  • la date du propos ;
  • ses mots, recopiés tels quels (une paraphrase se signale comme telle) ;
  • la source où il se lit (un entretien, une tribune, un compte rendu de séance), et l'endroit (« 12m30 » dans une vidéo, « p. 4 »).

La fiche de la thèse range les prises de position en La soutiennent, La contestent, La nuancent ; celle de l'acteur, en A pris position. Aucun verdict ne bouge.

La fiabilité d'une organisation

La page d'une organisation porte sa grille : cinq critères, chacun décrit par niveaux —

Critère Ce qu'il juge Compte
contrôle avant publication de la publication libre à la relecture par des pairs, protocoles et données exigés double
transparence méthodes et sources citées, données ouvertes simple
correction des erreurs politique de correction publique, rétractations signalées simple
indépendance de la partie prenante (parti, lobby, entreprise sur ses produits) à l'indépendance garantie une fois et demie
ce que montre son passé de la désinformation documentée à la référence reconnue dans son champ une fois et demie

La fiabilité qui en découle va de 5 à 95 % : aucune organisation n'est crue ni écartée d'office. Elle va toujours avec sa certitude. Comme celle d'une personne, elle ne fait que suggérer la fiabilité d'une source (« suggérée d'après la provenance ») : c'est la source qui compte dans les verdicts, jugée par sa propre méthode.

Lire un document

Référentiel → Outils → Documents : déposez un PDF, un texte ou les sous-titres d'une vidéo (.srt, .vtt), dites ce qu'il est (titre, type, auteurs…), puis Analyser le document. On peut aussi le faire depuis une thèse, pour la documenter.

Déposer un document

Le modèle de langage lit tout le document, morceau par morceau, et en tire :

  • une vue d'ensemble et les thèses du document (T1, T2…) ;
  • des preuves, chacune avec son passage recopié — et la page (ou le moment) vient du texte, jamais du modèle : un passage introuvable est effacé et signalé.

Chaque proposition se garde (et se corrige), ou se rejette. Le document devient une source au premier ajout. La lecture d'un long document peut prendre du temps : son avancée s'affiche.

Chercher des sources externes

Depuis la fiche d'une thèse, d'une valeur ou d'un argument, Chercher des sources externes interroge des index (OpenAlex, Crossref, HAL, Wikipédia, presse…). Le modèle trie les résultats et propose des preuves ; vous gardez ou rejetez chacune.

Importer et exporter

Outils → Import / export : exportez tout le graphe ou le voisinage d'éléments choisis, dans un fichier JSON. L'import (administrateur) montre d'abord un aperçu de ce qu'il ferait : il reconnaît ce qui existe déjà (même DOI, même URL, même texte) et signale les écarts au lieu d'écraser.