Lire le graphe

Tout ce qui suit est accessible à tous les rôles, lecteur compris.

La vue d'ensemble

Référentiel ouvre la vue d'ensemble. En tête, ce qui attend : les propositions à relire (ou les vôtres en attente), les contestations ouvertes, vos notifications non lues, les derniers gestes du journal. Dessous, chaque genre d'élément avec son nombre, et une recherche dans tout le graphe (par mots, ou par numéro).

La vue d'ensemble du référentiel

La navigation du référentiel a cinq groupes :

  • Graphe — la vue d'ensemble, les listes par genre (thèses, valeurs, arguments, preuves, sources), le graphe global ;
  • Acteurs — les organisations, les personnes, les prises de position, la provenance ;
  • Taxonomies — les domaines de compétence (leur liste, et le graphe de leur hiérarchie), les traits et les profils d'audience ;
  • Ensemble — les propositions, les contestations, le journal, les doublons (voir Travailler à plusieurs) ;
  • Outils — les documents, l'import / export.

Le graphe des domaines

Taxonomies → Domaines → Graphe montre tous les domaines de compétence et leur hiérarchie : une flèche va d'un domaine à chacun de ses sous-domaines, et le nombre écrit sur le lien est son poids (la « force du lien ») — à quel point une compétence dans le domaine vaut pour le sous-domaine. Les domaines sans parent ni sous-domaine y figurent aussi. Le poids se règle depuis le sous-domaine, parmi ses parents ; le graphe se recherche, se dispose et s'affiche comme les autres.

Les listes

Chaque liste se filtre (champ « Filtrer… ») et se trie par colonne. Pour une thèse, on y lit son verdict et sa décidabilité ; pour une source, sa fiabilité. Cliquer un élément ouvre sa fiche.

Sous les en-têtes, une colonne à peu de valeurs (le statut d'un verdict, le type d'une source, le genre d'une organisation, la thèse qu'un argument conclut…) a son propre filtre ; « (aucun) » retient les lignes où elle est vide. Une longue liste se lit par pages de cent. Au-delà de 2 000 éléments, la liste le dit : affinez le filtre.

Au clavier

Hors d'un champ de saisie : / place le curseur dans la recherche de la page (une liste, la vue d'ensemble, le graphe global), et n crée un élément du genre de la liste (une thèse : le compositeur). Échap ferme ce qui est ouvert ; Ctrl+Entrée envoie un message.

L'aperçu et la fiche

Partout dans l'outil — listes, débats, graphes, fiches — un élément cité se lit de la même façon :

  • survolez-le : son aperçu s'affiche ;
  • cliquez-le : sa fiche s'épingle, dans une petite fenêtre que vous pouvez déplacer, et qui reste pendant que vous travaillez ;
  • dans la fiche, ↗ ouvre sa page, et ✎ le panneau de modification (si votre rôle le permet).

Une fiche épinglée

La fiche d'une thèse dit son verdict, ses arguments pour et contre, votre propre position (« Moi »), les débats où elle apparaît, et donne deux liens : Fiche de synthèse et Chercher des sources externes.

La page d'un élément

La page réunit tout ce qu'on sait d'un élément. À gauche, ce qui se lit ; à droite, ce qui se modifie (selon votre rôle).

La page d'une thèse

De haut en bas, à gauche :

  1. La carte : le verdict, les arguments pour et contre, votre position.
  2. Sur quoi elle repose (une thèse) ou Voisinage (tous les éléments) — voir plus bas.
  3. La grille de fiabilité (une source) — voir Contribuer.
  4. Les valeurs discutables — fiabilité, style, enjeu : ce qu'on peut contester.
  5. La discussion — voir Travailler à plusieurs.
  6. L'historique — qui l'a créé, qui l'a modifié, et chaque écriture.

Sur quoi repose une thèse : les chaînes

L'onglet Sur quoi elle repose montre, une ligne par chaîne, ce qui mène à la thèse : source → preuve → argument → thèse.

Les chaînes d'une thèse

  • Chaque maillon garde sa mesure : la fiabilité d'une source (et sa certitude, et la page où la preuve s'y lit), le statut d'une preuve ou d'un argument.
  • Le sens de la chaîne est écrit : + pour, − contre, ou ≈ nuance (elle passe par un argument qui nuance la thèse). Un argument contre, une prémisse sous NON, ou une source qui conteste la preuve inversent le pour et le contre ; une source qui nuance la preuve le dit.
  • Ce qui manque est dit : « preuve sans source », « thèse prémisse sans argument ».
  • Les chaînes les plus solides viennent d'abord. Filtrez pour / contre ; 2 niveaux remonte aussi ce qui fonde les thèses prémisses.

Dessous, les valeurs en jeu : ce que les arguments supposent d'accorder, regroupé par valeur. Une valeur marquée point de bascule sert la thèse par un argument et la dessert par un autre.

Les valeurs en jeu

L'onglet Voisinage montre les mêmes liens en graphe, autour de l'élément.

La fiche de synthèse

Depuis la fiche d'une thèse, Fiche de synthèse ouvre une page à lire, imprimer ou transmettre (Télécharger (Markdown)) : ce qu'on établit de la thèse, pourquoi, et avec quelle confiance.

La fiche de synthèse d'une thèse

On y trouve, dans l'ordre :

  • le verdict, et ce qu'il suppose d'accorder ;
  • ce qui reste ouvert, juste après — aucune objection au graphe (« ce n'est pas la preuve qu'il n'y en a pas »), un argument sans preuve, une décidabilité basse, un standard de preuve non atteint, une donnée à revérifier, des sources sans date, les contestations ouvertes ;
  • les arguments pour et contre, avec leurs preuves et leurs sources ;
  • sur quoi elle repose (les chaînes) ;
  • la balance entre les deux côtés — un débat asymétrique ne doit pas être présenté comme équilibré — et d'où viennent les sources de chaque côté : les organisations et personnes qui en ont publié ou signé plusieurs. C'est montré pour qu'on en juge, jamais compté dans le verdict ; quand la moitié ou plus des sources d'un côté vient d'un même acteur, « ce qui reste ouvert » invite à vérifier qu'elles sont indépendantes (données, méthodes) ;
  • ce que vaut ce verdict, sur demande (Calculer) : son intervalle quand les fiabilités des sources varient selon leur certitude (une source sans certitude précisée est tenue pour sûre, et c'est dit), et ses points de bascule — « si la fiabilité de telle source tombait de 90 à 87, elle deviendrait indécidable ». Un point de bascule proche est dit fragile : c'est là qu'il faut chercher, et c'est ce qui ferait changer d'avis ;
  • les sources, une fois chacune, et de quel côté elles pèsent ;
  • le standard de preuve et la péremption ;
  • d'où elle vient : qui l'a créée, modifiée, et sa discussion.

Rien n'y est écrit qui ne soit calculé ou saisi.

Le graphe global

Graphe global montre tout le graphe (les genres cochés), ou le graphe centré sur un élément. Ce qui n'a aucun lien (une organisation qui n'a encore rien publié ici, une valeur que rien ne suppose) est laissé de côté et compté sous le graphe : les montrer les fait apparaître.

  • Chercher : tapez un ou plusieurs mots, dans n'importe quel ordre, sans vous soucier des accents (« cout nucleaire » trouve « le coût du nouveau nucléaire »). Ce qui répond reste en avant, le reste s'estompe ; la liste des résultats se parcourt aux flèches, Entrée (ou un clic) amène la vue sur l'élément et épingle sa fiche. Elle dit aussi ce qui existe ailleurs dans le référentiel sans être affiché (un genre décoché, par exemple) : le choisir centre le graphe sur lui.
  • Centrer le graphe sur un élément : cliquez-le, puis Centrer le graphe ici — ou double-cliquez dessus. Le bandeau Centré sur… dit sur quoi, et jusqu'à quelle distance : le nombre de liens (dans un sens ou dans l'autre) qui séparent un élément du centre. Revenir à tout le graphe le quitte. L'adresse de la page suit : un graphe centré se partage. La page d'un élément y mène aussi (dans le graphe global ↗, depuis son voisinage).
  • La couleur des icônes dit le genre de l'élément (thèse bleue, valeur prune, argument orange, preuve sarcelle, provenance en taupes) ; ce qu'on en établit se lit dans son cadre (le liseré, et le texte : « solide · 91 », « fiabilité 80 ») et sur les liens. Le vert et le rouge sont réservés au pour et au contre. On peut revenir aux icônes colorées par leur verdict ou leur fiabilité : le choix vaut pour toutes les pastilles (listes, fiches, graphes) et se retrouve dans Réglages → Affichage, avec ce que montrent les graphes. Il est retenu dans votre navigateur.
  • Trois dispositions : en couches (ce qui fonde sous ce qui conclut), par forces (des amas de ce qui est lié), en cercles (le centre au milieu, un anneau par distance — celle qu'on prend en centrant).
  • Les liens disent ce qu'ils font par leur bout et leur icône : une flèche pour ce qui porte vers une conclusion (conclut ∴, soutient +, une source appuie ✓) comme pour ce qui attaque, en rouge (réfute ×, conteste ×, sape la prémisse ⊥, sape l'inférence), un losange ◇ moutarde pour ce qui nuance (≈), un point pour une prémisse ou une compétence exigée, rien pour la provenance (publie, signe). La légende les reprend tous.
  • Les dépendances entre sources (case dépendances entre sources, décochée par défaut, dans le graphe global comme dans celui d'un débat) : deux sources qu'un curateur a déclarées non indépendantes sont reliées en pointillés, d'autant plus épais que leur corrélation est forte. Dans la disposition par forces, elles rapprochent toujours les deux sources, que les pointillés soient montrés ou non (d'autant plus que la corrélation est forte) ; en couches et en cercles, elles ne changent ni l'ordre de lecture ni la distance au centre. Elles n'amènent aucun élément dans le voisinage d'un élément centré.
  • Des options d'affichage : texte complet ou une ligne, mesures et nature (icône) des liens, épaisseur selon le poids. Un élément se déplace à la souris.

La légende rappelle les pastilles et les jauges.