Mener un débat

Un débat vous oppose à un interlocuteur — une personne réelle, avec qui vous échangez ailleurs (courriel, forum, messagerie) — sur une ou plusieurs thèses du graphe. L'outil vous aide à comprendre sa position et à lui répondre de façon juste. Il n'écrit jamais à votre place : il propose, vous décidez, vous rédigez.

Vos débats ne sont visibles que de vous, quel que soit votre rôle.

Ouvrir un débat

Mes débats → Nouveau débat : donnez un nom de travail à l'interlocuteur (un pseudonyme suffit), choisissez au besoin un profil d'audience de départ, et les thèses sur lesquelles porte l'échange (cherchées dans le graphe). On pourra en ajouter en cours de route.

L'écran d'un débat

L'écran d'un débat

  • À gauche, l'échange : les messages, et la saisie du prochain.
  • À droite, deux onglets : Thèses en débat (verdict de chaque thèse, position de l'interlocuteur, la vôtre) et Interlocuteur (ce qu'on sait de lui).
  • Dessous, deux onglets : Stratégie et brouillon, et Graphe (le graphe du débat). Un mode plein écran est disponible.

En tête des thèses, Depuis votre dernière visite résume ce qui est arrivé, pendant votre absence, à chaque thèse et à ce sur quoi elle repose (ses arguments, leurs prémisses, leurs sources) : les modifications faites par d'autres curateurs, les contestations encore ouvertes, les nouveaux messages de discussion. Vos propres gestes n'y figurent pas. Rien de neuf : le bandeau ne s'affiche pas.

Chaque élément cité se survole et s'épingle comme partout (Lire le graphe).

Un message de l'interlocuteur, et son analyse

Collez son message dans la saisie (choisissez Interlocuteur au-dessus), puis Ajouter. Le modèle de langage l'analyse — cela prend quelques secondes à quelques minutes selon le modèle ; la tâche passe de « En file d'attente » à « À décider ».

L'analyse d'un message, à vérifier

L'analyse dit, ligne par ligne :

  • ce qu'il aborde : les éléments du graphe repérés, et sa posture (reprend à son compte, conteste, mentionne) ;
  • ce qu'il révèle de sa position, de ses compétences, de ses préférences ;
  • les idées nouvelles qui ne sont pas encore dans le graphe.

Rien n'est appliqué tant que vous n'avez pas vérifié. Corrigez chaque ligne (posture, élément visé), écartez ce qui est faux, puis Appliquer. Une confirmation s'annule tant que rien d'autre ne l'a suivie.

Vos propres messages

Choisissez Moi (curateur) pour ajouter votre réponse à l'échange : elle n'est pas analysée, elle sert de contexte. « Citer une source » y insère « [n] » et la référence en fin de message.

La position de l'interlocuteur

Chaque thèse en débat montre la position estimée de l'interlocuteur, avec sa certitude — jamais au-delà de ce qu'il a dit. Sans message analysé, elle est inconnue. Vous pouvez la saisir vous-même (« saisir sa position moi-même ») si vous la connaissez autrement.

Une thèse où l'accord est fait se clôt (« Clore »), et se rouvre au besoin.

Les étapes de réponse

Onglet Stratégie et brouillon, à gauche : ce que l'outil vous suggère de faire dans votre prochaine réponse.

Ce que propose le code

  • Ce que propose le code : pour chaque thèse, l'étape la plus utile d'après l'écart entre la position de l'interlocuteur et le graphe — présenter un argument, nommer une asymétrie, interroger une valeur, inviter à calibrer sa certitude, présenter une nuance (à qui est du bon côté mais plus sûr que ce qui est établi : ajuster la certitude, pas le camp), relever une tension, faire confirmer une concession… Chacune dit pourquoi.
  • Suggestions du modèle : sur demande, d'autres étapes formulées par le modèle.
  • Composer une étape : choisir vous-même la thèse, le type d'étape, les arguments à appuyer et ceux à reconnaître (« certes… mais… »).

Chaque étape s'ajoute à l'étape en construction (à droite), qui peut traiter plusieurs thèses dans une même réponse, et se modifie avant d'être préparée.

Aucune étape proposée ?

Sans position connue de l'interlocuteur sur une thèse, l'outil ne propose rien pour elle : il ne répond pas à une position qu'il ignore. Tant qu'il ne la connaît sur aucune, un seul encadré D'abord, sa position le dit (le détail, thèse par thèse, est replié dessous). Analysez un de ses messages, ou saisissez sa position.

Le brouillon

Préparer la réponse, puis Rédiger : le modèle écrit un brouillon d'après l'étape. Par défaut, c'est une note de rédaction à la 3ᵉ personne (« Le curateur peut rappeler que… ») : vous la réécrivez avec vos mots. Les options règlent le rôle de chaque argument, la forme, la longueur, le ton, et vos consignes. Rédiger sans étape part de vos seules consignes.

Un brouillon

Les sources citées sont numérotées « [n] » ; Joindre les références ajoute leur liste (avec, pour une page web, sa date de consultation et sa copie archivée).

Le brouillon ne présente comme établi que ce qui est assez solide dans le graphe : c'est un plancher que rien ne franchit, même à votre demande.

Le graphe du débat

L'onglet Graphe montre les thèses en débat et ce qui les fonde, avec la position de l'interlocuteur : en arbre, en cercles ou par forces. Un clic met en évidence le voisinage, un double-clic ouvre la fiche. Comme le graphe global, il peut montrer les dépendances entre sources, en pointillés (Le graphe global).

Les idées nouvelles

Une idée de l'interlocuteur qui n'est pas dans le graphe (une objection, un argument, une source) apparaît dans l'onglet Interlocuteur. Vous pouvez la faire entrer dans le graphe : c'est une écriture du graphe partagé, donc une proposition si vous êtes contributeur.

Un profil d'audience

Depuis l'onglet Interlocuteur, on peut tirer de lui un profil d'audience générique : ses positions, préférences et compétences, sans aucune trace de la personne (ni nom, ni débat). Ce profil sert de point de départ à d'autres débats avec des personnes semblables.